mercredi 09 novembre
L'armoire deuxième fic de Marionesse !! ^^
Voici le lien pour lire une autre fic de Marion : L'armoire!
Je le met moi même, car apparemment elle n'a pas jugé important de le mettre!Mais selon moi tout le monde devrait pouvoir en profiter.
Elle est bien tripante, pour ceux qui seraient (encore ,^^) réticent aux relations sexuelles entre mecs, ne vous inquiétez pas il n'y a pas de scénes Hot !!
http://www.fanfiction.net/s/2591763/1/
Divertissez vous bien :)
dimanche 11 septembre
Fic : FRAGRANCE : base GW : 4x5 (YAOI-UA-OOC-LEMON)
Voila une fic que j'ai publiée recemement sur le net, l'adresse : http://www.fanfiction.net/s/2567199/1/
Bien sûr, évitez de lire si vous ne connaissez pas Gundam Wing, et si vous êtes HOMOPHOBE !
INTERDIT AUX MOINS de 18ans !! LEMON, SCENES EXPLICITES ENTRE HOMMES ! (vous êtes prévenus..)
FRAGRANCE
Chapitre 1
Dans la pièce sombre, derrière le bureau, un homme était assis sur son fauteuil. Face à lui se trouvait son employé ; un jeune homme d'origine chinoise, d'une carrure imposante malgrès sa courte taille.
Il le fixa avec dédain et dit d'une voix tranchante :
« Tu as bien compris, je veux le voir mort, et je n'accepterai pas d'échec. »
« Comme toujours Monsieur, vous pouvez compter sur moi. »
Le vieil homme crispa la bouche, formant un horrible rictus.
« Tu peux disposer. »
Le visage fermé, comme d'habitude, le plus jeune s'inclina respectueusement et sortit d'un pas sûr du bureau. Il avait quarante-huit heures pour tuer l'homme le plus important du pays, pas une minute de plus.
Quatre Raberba Winner pouvait d'ores et déjà se creuser une tombe.
°&°&°&°
« Monsieur ! Monsieur Winner ! »
Le jeune héritier se fraya un chemin parmis ses gardes du corps. Les journalistes ne cesseraient donc jamais de se mêler de sa vie ?
Un jeune homme en costume noir monta sur les premières marches de l'hotel, il remit son oreillette et héla la foule.
« Mesdames, Mesieurs ! S'il vous plait ! Votre attention ! »
Le vacarme cessa, et tous se tournèrent vers les escaliers.
« Monsieur Winner vous informe qu'il donnera une interview pour répondre à toutes vos questions, ce soir neuf heure, en salle polyvalente. Merci de votre compréhension. »
Quatre, opréssé, se rua presque dans la limousine. Dès le matin ces journalistes venaient l'exaspérer à son hôtel. Parfois il aurait aimé n'être jamais né Winner.
Regardant le paysage défiler à travers les vitres teintées, le jeune homme se perdit dans ses pensées. Il sursauta en entendant son téléphone sonner.
« Quatre Raberba Winner, j'écoute. »
« ... »
« Allo? »
« Tu as une voix délicieuse. »
Le jeune blond écarquilla les yeux.
« Qui est à l'appareil ? » dit-il séchement.
« Celui qui t'ôtera la vie bien sûr. »
Quatre fronça les sourcils et répondit dédaigneusement :
« Essayez ! Essayez ne serait-ce que de me toucher ! »
Le tueur au bout du fil esquissa un sourrire.
« Comme tu veux mon ange. A très bientôt. »
L'arabe fulmina, il avait toujours reçu des menaces de mort, mais jamais via son portable... Il n'avait pas peur, mais il finissait par croire qu'il n'avait plus de vie privée... Dormir dans un hotel, passer plus de 80% de son temps à la Winner Corp.
Il soupira, la voiture était justement arrivée à son lieu préféré...
Le garde du corps qui attendait la limousine devant le gratte-ciel, ouvrit la porte arrière laissant sortir son patron.
« J'ai reçu un coup de fil qui ne m'a pas du tout plu, faites le nécessaire. »
Sans plus de confession, le jeune blond entra dans l'immeuble, et comme un rite, alla directement à l'ascenceur, étage le plus haut...
Quatre marcha dans les grands couloirs du 250ème, ne se doutant pas qu'on l'observait. Il s'arrêta brusquement et huma l'air... une odeur agréablement épicée... Il se retourna pour faire face au vide. D'où venait cette étrange fragrance ?
Le jeune patron se laissa glisser le long du mur, la tête entre les mains... Il n'avait pas eu cette impression depuis... des années... Ce n'était pas du tout la même odeur de sa mère, et pourtant il ressentait la même chose... La même satisfaction de bien-être.
°&°&°&°
Le chinois de fraya un chemin dans la foule de journalistes. Sur la scène devant se trouvait le jeune Winner avec ses subalternes. Les questions fusaient depuis déjà quarante-cinq minutes. Le tueur, lui, venait d'arriver... Il afficha un sourrire négligé et fit porter sa voix :
« Monsieur Winner, que répondez-vous aux rumeurs insinuant que vous préférez les hommes ? N'avez-vous pas peur que vos clients vous en tiennent rigueur ? »
Quatre fixa la foule et répondit agréssivement :
« Je ne sais pas qui a posé cette question, mais sachez que ma vie privée ne regarde que moi ! »
Il se retourna et fit signe à ses bras droit.
« L'interview est terminée. »
Le blond glissa à l'oreille d'un de ses gardes du corps « je suis sûr qu'il est là, débrouillez vous pour me le trouver ». Il descendit de l'estrade pendant que les journalistes sortaient de la salle. Il se figea instentanement... cette senteur...
Quatre avait les yeux rivés sur la foule, il cherchait des yeux d'où provenait l'odeur, comme si elle se materialiserait devant lui. Ses mains tremblaient, il ferma les yeux et la délicieuse fragrance disparue...
La salle était vide, un de ses employés posa la main sur son épaule.
« Monsieur, vous allez bien ? »
« Je... Oui. Je vais à mon hotel. »
°&°&°&°
Quatre sortit de l'ascenseur et se dirigea vers sa chambre, sachant que cette dernière occupait la moitié de l'étage.
Il possédait huit hotels, plus luxueux les uns que les autres, si il logeait dans celui-ci c'était tout simplement parce qu'il était proche de son travail.
Parfois il pensait sérieusement à s'acheter un vrai appart, mais à quoi ça lui servirait ?
Il avait déjà des palaces, des villas aux quatre coins du monde et n'y allait jamais.
Le jeune blond soupira et sortit sa carte magnétique. Il s'arrêta net. L'odeur. Elle n'avait jamais été aussi proche... Cette personne était juste derrière lui. Quatre frissona, il n'eut pas le temps de se retourner qu'il se sentit empoigné avec fermeter.
Il essaya de se débattre mais c'était déjà trop tard... Le chiffon alcoolisé placé sur son visage l'étouffait déjà... une odeur d'ether !
Il s'évanouit dans les bras de son agresseur.
°&°&°&°
Quelqu'un devait jouer du tamtam dans sa tête, oui... ça devait être ça.
Difficilement Quatre émergea. Instinctivement il leva sa main pour la poser sur sa tête, mais il bloqua.
Il avait les mains attachées, un bandeau sur les yeux.
Il se débatit quand une voix l'arrêta.
« Chut... calme toi... Tu es chez toi. »
Quatre cessa tout mouvement, il essaya de comprendre. Tout s'enchaîna à une vitesse folle dans sa tête. Il avait été assomé... sûrement le tueur ? Cette... odeur... il était allongé sur ce qui devait être son lit. Son propre lit ! Un comble.
Quatre Raberba Winner retenu prisonnier dans sa propre chambre par un malade mental qui sentait royalement bon.
La voix suave parla encore :
« Tu es encore plus beau de près. »
Une main se posa sur la chemise de Quatre, son coeur se mît à battre la chamade. Il avait un peu peur certes, mais plus... beaucoup plus que ça, il se sentait comme excité. Cette fragrance le rendait fou, comme ivre... Peut-être était-ce l'effet de l'éther ?
L'assassin grimpa torse-nu sur le lit et s'assit à califourchon sur sa proie. Il défit un à un les boutons de la chemise du corps offert à lui.
Quatre ne se débattit pas, il savait qu'il ne pourrait rien faire... Les doigts qui commençaient à caresser son corps ne le dégoutaient même pas...
Alors quoi ? Il allait se faire violer puis tuer sans rien faire ? Après tout... pour la vie qu'il menait.
« Tu ne te défends pas mon ange ? Je pensais que tu étais un peu plus féroce que ça. »
Le chinois eut un rire franc et caressa la joue de Quatre.
« J'ai envie, terriblement envie de t'embrasser. »
Quatre ne savait vraiment pas pourquoi mais la voix de ce type paraissait sincère et douce. Son odeur... ce délice... elle chatouillait ses sens ! La présence de ce corps contre le sien, le contact produit le faisait frissonner.
Il n'avait aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler son agresseur... A sa voix il paraissait jeune... elle était si grave et enjouée...
Le blond inspira profondement, le parfum parcourant tout son corps lui provoquait des piquotements.
« Allez-y... de toutes façons je mourrai après. »
L'autre ne répondit pas, puis finit par se pencher pour capturer les lèvres, effectuant une pression. Il releva la tête de quelques centimètres, décolant juste sa bouche de celle de Quatre.
Ce dernier reçu comme une décharge électrique, son souffle était coupé, il n'avait jamais ressentit ça... Son coeur avait raté un battement. A ce rythme il allait s'évanouir ?
... Un nuage... Il était sur un nuage !!
Il sentait les cheveux souples de l'homme au dessus de lui caresser son visage, à en juger ils devaient arriver aux épaules de leur propriétaire. Ces cheveux sentaient si bon...
Le chinois posa ses lèvres sur le cou nacré qui lui était offert. Le jeune Winner huma alors toute l'essence même de la fragrance. Il ne put s'empécher d'avoir un soupir de satisfaction.
La langue du meurtrier effectuait de doux supplices au niveau des clavicules, pour s'allier avec les lèvres avares, prodiguant dès lors d'agréables suçons.
Quatre voulut augmenter la pression en appuyant la nuque de l'homme sur lui, mais les liens ne le lui permettaient pas...
Le chinois s'en rendit compte et sourit. La victime ressentit le souffle de son agresseur sur ses lèvres, et leva instinctivement la tête pour l'embrasser sauvagement.
Les deux bouches s'aspiraient mutuellement, et les langues se liaient, explorant avidement chaque recoin du palet.
Dans la grande pièce seuls les bruits de sussion et de soupirs régnaient.
Le chinois défit avec empressement le bouton du pantalon de Quatre et abaissa la braguette.
L'un comme l'autre donnaient de légers coups de reins, accentuant le plaisir des préliminaires.
Tel un expers, l'homme d'origine asiatique dénuda completement sa proie. Il l'embrassa sur tout le corps, laissant un sillon humide le long des abdominaux.
Quatre sentit une bouche sur sa verge en érection, une langue s'enroula bientôt autour de son pénis effecutant des vas et viens.
Il se sentait comme aspiré. Sa cécité temporaire décuplait ses sens. Le moindre frottement de son épiderme devenait une sensation extravagante.
Le blond gémit de plaisir et s'agrippa aux bareaux du lit dont il était attaché. Le chinois délaissa le membre gonflé et releva les jambes de Quatre par les cuisses. Il introduisit sa langue dans la cavité chaude utilisant sa salive comme lubrifiant.
Le jeune Winner criait de plaisir et tordait ses pieds le long du matelas ; il ne contrôlait plus son corps.
Il ne sentit plus rien pendant quelques secondes et entendit un bruit de froissement, un vêtement qu'on enlevait.
Une pression contre son anus, une douleur ; la pénétration se fit en un coup de reins. Le tueur se pencha doucement sur le visage fin et l'embrassa divinement.
Un murmure "tu m'appartiens" et la danse commença.
Doucement, le chinois se mouvait à l'intérieur de son partenaire, puis, plus sauvagement, il donna de brutaux coups de boutoir. Les deux corps suaient et hurlaient de plaisir. Quatre éjacula sur son ventre, tandis que l'asiatique se répendit au plus profond de son amant.
Le blond avait la tête de son kidnapper au creux de son épaule, il huma une dernière fois son doux parfum avant de sombrer dans l'inconscience... ivre de plaisir...
Chapitre 2
Le réveil sonnait 6h30, Quatre se leva brusquement pour faire cesser le bruit strident. Il posa sa main sur son bas ventre... Il avait mal, il était nu. Il n'en fallu pas plus pour lui remettre les idées en place.
Seulement, pourquoi était-il encore en vie ?
Quatre émit un rire forcé, alors tout ça c'était juste pour le baiser ? Le violer ? Il y croyait à cette histoire de meurtre ! Il croyait vraiment que cette nuit aurait été la dernière !
Il jura et se dirigea vers la salle de bain, aussi vrai qu'il s'appelle Winner, il retrouvera ce type et lui fera payer.
°&°&°&°
Le chinois composa les dix numéros qu'il avait apris par coeur. Quatre était sur une terasse en train de petit déjeuner, aprés plusieurs bips il décrocha.
« Quatre Raberba Winner, j'écoute. »
« ... J'ai adoré cette nuit. »
Le visage du blond se contracta et il lâcha amerment :
« Vous allez regretter de ne pas m'avoir tué ! »
Un rire cristallin retentit à travers le combiné.
« Non, je ne pense pas... Le faire avec toi était trop bon, alors ce serait du gachis... »
Quatre fulmina, de rage il balança son protable contre le sol, le réduisant en pièces détachées... Il murmura comme pour lui même « je ne suis pas votre chose »
Le chinois racrocha, un sourire aux lèvres, on dirait qu'une fois encore il l'avait énervé...
Il recomposa le numéro, mais à en juger le message « numéro indisponible », le jeune Winner avait du vraiment se mettre en colère !
Le tueur fouilla dans sa commode et sorti une feuille de papier sur laquelle il écrivit quelques phrases.
Une demi-heure plus tard il se trouvait dans LA chambre de la veille, particulièrement propre avec une cruelle odeur de javel qui reignait...
L'assassin déposa son mot sur le lit. Après tout, la situation ne devenait plus aussi marrante qu'avant...
°&°&°&°
Ce midi l'héritier Winner avait un repas d'affaires, en effet il mangeait avec un associé des plus importants. Sur la terasse d'un des plus grands restaurants, Quatre se tenait crispé sur sa chaise... Les évenements récents le perturbaient bien plus qu'il ne voulait l'admettre...
Distrait, peu passionné par la discution qui s'animait à sa table, le blond fit tomber un de ces couverts, qu'il s'empressa de ramasser.
La tête baissée, il eut tout juste le temps d'entendre un coup de feu suivit d'une agitation débordante.
En l'espace de quelques secondes les gardes du corps avaient encerclé la terasse et emporté les riches patrons en lieu sûr.
Quatre se détacha de l'emprise d'un de ces hommes et demanda une explication.
« Monsieur, je crains que quelqu'un ait tenté de vous assassiner... »
« Et comment en êtes vous sûr d'abord ?! »
« Monsieur... La balle vous était destinée. Si vous ne vous étiez pas baissé... »
Quatre se figea. Alors se n'était pas une stupide plaisanterie ?
Il envoya une dizaine de ses hommes à son hôtel et retourna avec ses associés, histoire de recoler les pots cassés.
°&°&°&°
Quatre était à son bureau quand un de ses gardes du corps pénétra en trombe. Le blond se leva et demanda fermement ce qu'il se passait... Son coeur battait la chamade... Se pourrait il que ?
« Nous avons arrêté un tueur à gages dans votre immeuble. »
Quatre attrapa sa veste, et fila d'un pas pressé vers sa voiture.
« Je rentre. Allez TRES vite ! »
Moins de dix minutes plus tard, le jeune Winner était arrivé à son hotel. Il se précipita à l'intérieur et se fit guider jusqu'à une pièce de « nettoiement ».
Quatre frissona. Il allait enfin voir ce type.
Il ouvrit la porte et entra avec prestance. Face à lui un jeune homme asiatique était menoté dans le dos et entouré de deux gardes armés.
L'un des subalternes donna un coup de pied dans les tibias du criminel.
« A genoux ! »
Quatre avança et détailla le prisonnier au sol... Il avait des yeux d'un noir intense et des cheveux qui lui tombaient sur les épaules de même couleur... tiens donc ?
Quatre esquissa un sourrire de mépris. Cet homme était beau, vraiment beau.
Doucement le blond avança encore puis se pencha sur le cou mâte, humant l'odeur enivrante. Le chinois ferma les yeux, il pouvait sentir le souffle sur sa peau malgrès ses cheveux détachés.
Le Winner se releva et fixa ses gardes.
« Réglez lui son compte. »
Son regard se déposa une dernière fois sur l'asiatique qui avait baissé la tête, puis il sorti.
Le blond s'adossa quelques secondes sur la porte. Il passa une main tremblante dans ses cheveux et alla dans sa chambre.
Il avait presque envie de pleurer ?
Il paraît que certaines personnes ayant subit des abus sexuels vouent un culte à leur violeur... Quatre s'affala sur son lit... Il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il faisait une bêtise...
Ce type l'obsédait, depuis qu'il venait de voir son visage... ses yeux... Il roula sur le matelas et sentit un papier se froisser sous lui. Il attrappa l'enveloppe qu'il fixa gravement, il l'ouvrit et sortit la lettre... ses mains tremblaient.
Mon cher et tendre,
Tu ne m'as pas laissé le temps de t'expliquer...
Je ne t'appelais pas pour me vanter de n'avoir fait qu'un avec toi.
Même si c'est la chose la plus agréable qu'il me soit arrivé.
J'ai renoncé à te faire du mal, tu m'obsèdes trop pour cela...
Pars du pays je t'en prie !
Ce soir vers 9h on voudra te tuer.
Je m'en voudrais qu'il t'arrive quelque chose.
Je les empêcherai...
Inutile de te dire que je suis leur cible aussi maintenant.
Pars s'il te plait.
Wufeï Chang, avec qui tu as passé la nuit.
Quatre se leva précipitemment, il posa la lettre sur le lit, puis la reprit... Il se retourna, regarda l'heure.
Le blond resta immobile plusieurs secondes avant d'enfin se décider à sortir de sa chambre en courant.
Il se rendit à la hâte au sous-sol, passa devant plusieurs de ses gardes étonnés, et entra en trombe dans « la salle ».
« Arrêtez ! » cria t-il.
Face à lui, le prisonnier était au sol, entouré de ses hommes. Visiblement ils avaient déjà commencé le travail...
L'arcade droite ainsi que la lèvre du chinois étaient en sang, inutile de préciser qu'il avait dû recevoir un bon nombre de coups de pied...
L' homme d'origine arabe se giffla mentalement.
« Sortez ! Laissez moi seul avec lui. Je... je me suis trompé... »
Il passa la main dans ses cheveux et reprit :
« Allez tous au rez de chaussée, il semble que le VRAI tueur se montre bientôt. »
Les gardes n'en demandèrent pas plus et filèrent aussi sec exécuter les ordres de leur patron.
L'assasin était adossé au mur, un sourire de soulagement aux lèvres. Quatre prit des clefs sur la table à l'entrée et avança doucement. Sa victime le fixait droit dans les yeux.
Le blond s'accroupit et posa ses mains sur les genoux à peine repliés de l'asiatique.
« Je suis désolé. »
Il tira l'homme contre lui, afin de pouvoir défaire les menottes situées dans son dos.
Le tueur à gages se frotta doucement les poignets et sourit au blond. Il posa sa main sur la joue couleur ivoire, puis la glissa sur sa nuque.
Les yeux jade se plongèrent dans une magnifique mer turquoise, puis les deux bouches se scellèrent comme une toute première fois.
Le baiser se fit appuyé. Il se mordillèrent les lèvres comme pour se transmettre leur amour.
Le chinois enlaça Quatre de ses deux bras et nicha sa tête dans son cou. L'étreinte était forte et passionnée. Il avait failli mourir... ne jamais le revoir... Le blond glissa sa main dans les cheveux souples et les embrassa, comme s' il tenait dans ses bras un enfant.
Il ferma les yeux et huma l'odeur de son amant, il ressentit du dégout envers lui-même... La délicieuse odeur s'était remplacée par celle du sang... par sa faute... Une odeur vicieuse de sang, de peur et de mort...
L'arabe se décola vivement.
« Il faut qu'on parte ! Si tu dis vrai... Il est déjà 21h... »
Le chinois se mit debout et sorti le premier de la salle, entraînant avec lui son bourreau/sauveur. Ils traversèrent hâtivement le couloir avant de pénétrer dans l'ascenceur.
« Il faut qu'on sorte d'ici. »
L'asiatique appuya sur le bouton du rez de chaussée.
« J'ai mes gardes ! On ne risque rien ! »
Il fixa Quatre et esquissa un sourrire.
« Ils ne sont vraiment pas compétents, crois moi... »
La boîte métallique s'arrêta et les deux portes s'ouvrirent. Le blond allait sortir quand il stoppa net.
Face à eux se trouvaient des hommes cagoulés armés et environ cinq gardes morts.
Le brun se jeta sur Quatre pour le plaquer contre le mur, alors que les gangsters avaient fait feu. Il appuya sur un étage quelconque et sentit une vive douleur à son épaule. Qautre cria. Les portes se refermèrent et le chinois tomba à terre.
« Putain ! »
Le jeune Winner se pencha sur son compagnon et examina son épaule.
« Ca va aller ? »
« J'ai vu pire, il faut qu'on se casse d'ici. »
Il se releva et l'ascenceur s'ouvrit ; ils étaient revenus au sous-sol.
« Il y a une sortie là-bas, suis moi. »
Après avoir couru jusqu'au bout du corridor, ils passèrent une porte ornée d'un « exit » clignotant.
« Ca, c'est cool ! » s'exclama le chinois.
Les deux fugitifs se trouvaient maintenant dans un parking qui abritait une vingtaine de voitures.
« Mais j'ai pas mes clefs... »
« On s'en fou. »
Le sourire du brun en disait long ! il donna un coup de pied dans la vitre avant de la première voiture face à eux, et y pénétra. Il trafiqua quelques secondes le tableau de bord et le moteur gronda.
« Allez monte. »
Quatre se rendait compte qu'il en était venu à voler sa propre voiture... Dans un soupir de lassitude il entra dans la Mercedes.
« Boucle ta ceinture. »
Le blond s'exécuta.
« On va où ? »
« Loin... »
°&°&°&°
Après s'être fait suivre pendant quelques minutes, ils arrivèrent à sortir de la ville, ni vu, ni connu. Cela faisait plusieurs heures qu'ils roulaient. Le chinois prit la sortie d'autoroute et au bout d'une dizaine de kilomètres il s'arrêta dans un motel.
La nuit était tombée depuis un moment et les deux jeunes hommes prirent une chambre. Le type à l'accueil avait regardé avec méfiance l'asiatique dont le bras était en sang.
La pièce était simple : un lit deux places, une petite table, trois chaises et une salle d'eau.
Quatre s'affala sur le matelas, il avait l'impression d'être en plein cauchemard. Le brun s'installa à côté de lui... Ou peut-être était-il en plein rêve ?
« Enlève ton haut. »
Le ton était tellement détaché que le chinois s'éxecuta, le blond lui caressa alors le dos. Il se redressa et examina l'épaule sous le regard attendrit de l'ex-assassin.
« La balle n'a fait que t'effleurer. »
« Alors tant mieux. »
Le chinois embrassa le blond, puis s'allongea sur lui. Il défit la chemise légèrement froissée pour (re)découvrir le torse pâle du jeune PDG.
« Tu ne devrais pas plutôt nettoyer ta plaie ? »
Le brun secoua légèrement la tête.
« Non, ça peut attendre... »
Il déposa des baisers sur le cou, puis la clavicule.
« Alors que ça... »
Sa langue retraça les abdominaux.
« ... J'en crève d'envie... »
Quatre passa sa main sur les fesses fermes de son amant qui approfondit ses caresses.
Cette nuit, tous deux s'unirent dans des soupirs et des cris de pur bonheur...
°&°&°&°
Le lendemain matin Quatre se reveilla sous des rayons du Soleil qui caressaient son visage. Il regarda amoureusement l'homme à côté de lui, et glissa ses doigts dans les cheveux fins.
L'endormi ouvrit alors les yeux et sourit.
« Je voudrais que se soit tous les matins comme ça. »
« Pour cela il faudrait qu'on arrête de vouloir me tuer. »
L'asiatique se redressa et embrassa le front du blond.
« Ne t'en fais pas, je leur ai envoyé un petit cadeau... »
Quatre le regarda interloqué.
« C'est à dire ? »
Le brun ria légèrement.
« On va dire qu'a l'heure qu'il est, tes.. nos ennemis ne sont plus qu'un tas de cendres. »
L'arabe se blotti contre son compagnon et murmura un mot doux.
Le chinois souria bêtement, son amant entre ses bras qui respirait comme pour le première fois, son odeur unique...
FIN
J'espère que ça vous a plu ! Laissez moi une review (soit un commentaire) sur FFnet si possible ! (lien : http://www.fanfiction.net/s/2567199/1/ ^^). En bas a gauche, appuyez sur "Go" ! MERCI !!
mercredi 18 mai
Nouvelle fantastique écrite par Marion B. ; Stéphanie S. ; Baptiste B. ; Lionel N.
Et voilà après , je ne sais pas combien de semaines, nous avons fini notre nouvelle fantastique. Nous avons eu notre note aujourd’hui : 4.5/5 avec les félicitations de la prof de Français !! ça fait plaisir d'avoir fini ...après quelques enguelades .. parceque bon .. faire une nouvelle à 4 (quelle idée..) c'est pas simple, on a pas les même idées ... et voila ptdr
mais c'est FINI !!!
PREAMBULE
Ce soir là Dorian avait sombré dans l’ivresse. Il décida non sans mal de quitter cet état second en prenant une douche froide.
Le jeune homme se dirigea vers la salle de bain. Il ôta ses vêtements, se glissa sous la douche et laissa l’eau glacée couler le long de son corps.
Etourdi par l’alcool et la fatigue, il tomba sur le carrelage, et perdit connaissance.
CHAPITRE 1
Le jeune cadre venait d’arriver à son travail. Il passa sa main sur sa nuque, la douleur persistait…
Il constata avec agacement que l’ascenseur était en panne, il ne lui restait qu’une seule solution : l’escalier !
Il entama sa marche effrénée, ses pensées étaient confuses, quel jour était-on ? Dimanche ? Certainement pas, c’était son seul jour de répit ! La journée la plus agréable qui puisse être, pas de patron sur le dos, de dossier à remplir, pas d’embouteillage dans les rues de Paris. Lundi ! Reprise éprouvante du boulot.
- Salut Dorian, t’oublies pas le dossier Durant pour 9h30 !
Le jeune homme fit un signe de la main.
- Mouais Jack… maugréa-t-il.
- Dis donc, tu t’es levé du mauvais pied toi !
- Tu ne crois pas si bien dire.
L’homme arrivait enfin à son bureau. Des dizaines de dossiers s’amassaient. Il était 9h, dans 1h la réunion concernant le nouveau projet de l’entreprise aurait lieu. Il prit connaissance de son emploi du temps, et commença à remplir les contrats un par un.
La pièce était lumineuse, mais encombrée par cette tonne de paperasse jonchant le sol.
Il jeta un rapide coup d’œil à l’horloge. Quoi ! Déjà 10h00 ! La réunion, monsieur Durant…il les avait presque oubliés. Il attrapa ses papiers et fila. Il traversa la pièce principale, bruyante et surchargée de monde. A proximité de la machine à café une femme venait de renverser son chocolat sur son chemisier blanc. « Quelle poisse ! »
Après un détour par le bureau de la secrétaire, du service export, pour déposer le dossier Durant, il se précipita dans la salle de réunion. A son arrivée, tous les regards se tournèrent vers lui.
- Excusez-moi… je… je… n’avais pas vu l’heure… dit-il maladroitement.
- Asseyez-vous monsieur Ofman, rétorqua le PDG.
La réunion fut catastrophique. Non seulement il n’avait pas été ponctuel mais en plus de cela il ne fut pas capable d’exposer ses idées sur le nouveau projet informatique. C’est dire… Dorian n’avait pas réussi à aligner deux mots correctement.
La journée s’acheva aussi bien qu’elle avait commencé… dans une atmosphère tendue, stressante, les nerfs à vifs.
CHAPITRE 2
Les minutes défilaient, l’aiguille tournait sans relâche. Le silence se faisait pesant, il n’y avait pas un seul bruit… près du canapé quelques bouteilles de vodka vide, un cendrier plein de mégots…
Le réveil sonnait 6h30. Dorian était allongé sur le carrelage, inerte. Après quelques secondes, l’homme fit un mouvement, puis gémit. Il se leva tant bien que mal… il avait, à l’évidence, passé une partie de sa nuit dans la salle de bain. La tête lui tournait, il se dirigea difficilement vers la cuisine, en s’agrippant à tout ce qui pouvait l’aider, comme un enfant apprenant à peine à marcher !
Dorian enfila son nouveau costume en cachemire noir, La Garfield, acheté le week-end dernier aux galeries Lafayette.
Les manches, parfaitement ajustées laissaient apparaître, au poignet du jeune cadre, une montre Cartier...
Tout en s'habillant, il écoutait la radio.
Tiens, un juré ayant eu une amende de 1000$ pour avoir baillé pendant une audience! En plus ce dernier avait renchéri en répondant au juge qu'il s'ennuyait.
Dorian eut un petit rictus.
Ah vraiment... ces américains... plus aucun respect...
Le jeune cadre était maintenant dans sa Mercedes E430, cela faisait bientôt quarante-cinq minutes qu'il était coincé dans les embouteillages.
Quand il arriva à son travail, impossible d'utiliser l'ascenseur... Jack le salua, mais il ne lui répondit pas. Il ne savait même pas quel jour on était ; il avait juste envie d'une aspirine.
Après avoir consulté ses mails et travaillé un minimum, avec décidément aucune notion du temps, il s'aperçu qu'il était déjà 10h00.
Dorian pris quelques papiers, et se dirigea vers la salle de réunion. Il traversa la pièce principale et observa les gens autour de lui, des stressés du travail, toujours pendus au téléphone, accros au tabac...
Après la qualification commerciale, le jeune Ofman rentra chez lui et s'affala sur le canapé, quelle salle journée il venait de passer. Il n'eut même pas le courage de se lever et s'endormit.
CHAPITRE 3
6h30, le cadre se leva, il avait encore dormi dans la salle de bain, décidément cela devenait une habitude. Pourtant, il aurait juré s'être assoupi la veille dans le salon, sans même se changer. Il alla dans la cuisine boire son café quotidien, et coupa la radio qui lui bourdonnait dans les oreilles.
Dorian était dans sa voiture, toujours et encore ces embouteillages. Décidément Paris était une ville qu'il adorait tout particulièrement...
Il entra dans l'immeuble et évita instinctivement l'ascenseur.
Après avoir passé environ une heure dans son bureau, le cadre se dirigea en salle de réunion, il avait le pressentiment que la rencontre avec le client se passerait mal...
Il sourit intérieurement en secouant la tête, la secrétaire venait de renverser du chocolat sur son chemisier.
Les hommes d'affaires sortirent un par un de la pièce, Dorian, livide se félicitait de sa remarquable prestation... Jamais il n'avait été aussi mauvais...
C’était l’heure du repas. Dans la salle polyvalente l’effervescence commençait seulement à s’apaiser.
Le soir il rentra chez lui, et se dirigea directement vers la porte de la salle de bain qu'il condamna. Peut-être était-il somnambule? Cela expliquerait peut-être pourquoi il se réveillait toujours là...
CHAPITRE 4
Dorian ouvrit les yeux, la lumière l ‘aveuglait, il était dans la salle d'eau, la porte était entrebâillée... Les événements le dépassaient, il ne se les expliquait pas... Il alla dans la cuisine prendre une aspirine, puis s'habilla.
Dorian buvait son café, il hésita à allumer la radio, et finit par appuyer sur le bouton... Ce qu'il redoutait arriva : Fait divers "un juré payant une amande pour avoir baillé lors d'une audience". La tasse se brisa sur le sol. Le jeune homme frémit, nerveux il ramassa les morceaux de céramique. L'un des bouts tranchants entailla sa main…des gouttes de sang coulèrent le long de son bras. Il s'empressa de panser la plaie, coupa la radio et sortit hors de chez lui précipitamment. Il regarda autour de lui, les rues qu'il traversait tous les jours, sa voiture flambant-neuve sur le parking... Il entra dans la Mercédes, posa ses mains sur le volant et soupira. Dorian sortit une cigarette qu'il alluma machinalement, il aspira un grand coup, savoura la nicotine qui traversait tout son corps... il souffla la fumée, ça lui faisait le plus grand bien... Il ne comprenait pas pourquoi, ni comment, mais il en était sûr... les journées se répétaient ! Dorian prit son téléphone portable et composa les renseignements, il demanda l'entreprise OTIS à qui il donna l'adresse de sa boîte informatique.
Il démarra la voiture et évita pour une fois l'autoroute.
Quand il entra dans le bâtiment, les réparateurs sortaient, il sourit et prit l'ascenseur assez fier de lui.
- Salut Dorian, t’oublies pas le dossier Durant pour 9h30 !
- T'inquiètes pas, c'est comme si c'était déjà fait !
- Oh, mais c'est que t'es en forme aujourd'hui, lui répondit Jack.
Le cadre lui fit un clin d’œil et se dirigea vers la machine a café, il commanda un chocolat et alla le déposer sur la table de la secrétaire, cette dernière le regarda incrédule.
- Euh, merci Mr Ofman, je...
- Mais de rien, évitez juste de le renverser, lui répondit ce dernier d'un ton charmeur.
La jeune fille lui sourit, ne comprenant pas tout à fait où voulait en venir son supérieur.
Dorian alla dans son bureau et se concentra sur son travail. A 9h30 pile, il alla déposer son dossier et arriva avec un peu d'avance à sa réunion, et répondit à toutes les attentes du client. Il n'avait commis aucune des fautes faites précédemment. Le patron l'avait gardé dans son bureau après la réunion et l'avait félicité de sa prestation, lui parlant d'une promotion alléchante.
Il rentra à son appartement exténué par sa journée mais ravi d’avoir excellé à la réunion, et d’avoir décroché une prime.
Il s’enfouit sous ses couvertures et n’eut aucun mal à s’endormir. La pluie martelait le velux de sa chambre.
CHAPITRE 5
Le jeune homme ouvrit les paupières – 6h30 – … réveil difficile… les yeux gonflés, les membres tout engourdis, il s’adossa contre le mur ; C’était un affreux cauchemar …ce cycle imperturbable dans lequel j’étais prisonnier… c’était horrible…pensa t-il, il secoua la tête comme pour revenir à la réalité... ce n’était qu’un rêve.
Il descendait les escaliers, heureux de cette nouvelle journée qui s’offrait à lui.
En arrivant dans la cuisine il alluma machinalement la radio, qui faisait office de présence
«Bon début de journée avec Europe1 il est 7h00, l’actualité avec Christophe Delay… »
Dorian préparait son petit déjeuner.
Un bruit sourd résonna sur le carrelage, le jeune homme avait laissé tomber la scie à pain, il fixait la coupure sur sa main...
Par Marion Blasquez, Stéphanie Simon, Lionel Kanga, Baptiste Briand 2nd1
vendredi 21 janvier
Mon histoire (Stéphanie)
!!Histoire de ma composition !!

Ma vie je te la donne, plus rien ne me retient désormais, j’ai était consumé par ton amour, cet amour si beau, qui me fit rêver lors des premiers temps. J’ai vécut de fabuleux moments avec toi. Jusqu’au jour où tu me retiras toute ma vie, jusqu’à mon dernier souffle.
Ce soir de décembre, où tu m’as touché, plus jamais je n’aurais confiance en toi ni même en n’importe quel homme.
Tu t’es approché de moi et m’as murmuré que je t’appartenais, que ce que tu voulais tu l’aurais.
Tu as serré mes poignets et nos corps se sont rapprochés, collés, entre lassés, jusqu’à ne former qu’un.
J’aurais pu crier, te supplier ou encore te griffer jusqu’au sang tu n’aurais pas cessé de me caresser, de m’effleurer.
Tu me regardas, plongeas ton regard dans mes yeux bleus qui demandaient pourquoi. Il s’égara dans cet océan clair de douleur, qui ne faisait que commencer...
Tu me plaquas contre ce mur froid. Plus rien n’aurait pu t’arrêter. Je ne pouvais t’échapper. Tes liens se refermaient sur moi. Tes lèvres se rapprochaient de ma nuque, tu serrais de toutes tes forces mes poignets. Ton souffle chaud, je le sens encore effleurant mon coup. Tu te rapprochais de moi, je ne pouvais bouger, ni même parler. Tes mains se desserraient, mes poignets respiraient.
Tandis que tu m’embrassais tendrement, comme tu l’avais fait à chaque jour de notre relation, tu m’arracha mon corsage
Ta bouche arpentait chaque courbe de ma poitrine, de mes épaules. Tu desserras tes liens, tu jouissais, moi je frissonnais, et me recroquevillais peu à peu.
Je me laissa glisser le long du mur, qui avait était complice, t’aidant à me maintenir debout, pour assouvir tes désirs pervers.
Je n’avais que quinze ans et toi dix-neuf ans.
J’étais à présent au ras du sol, pensant que si je me recroquevillais comme l’être innocent que tu fus dans le ventre de ta mère, je t’échapperai, tu ne pourrais plus t’approcher de moi et me caresser.
Mon visage était plongé dans mes mains, mes cheveux me cachaient de toi. Tu ne me tenais plus, mais tu parlais. Les mots que tu prononças sonnèrent le début de mon calvaire. Calmement tu murmuras à mon oreille :
« La soirée ne fait que commencer, tu ne m’échapperas pas »
Tu relevas mon menton, regardas mon visage pour la deuxième fois, cette fois-ci j’étais terrifiée, une larme coula sur ma joue rose, tu t’empressas de la sécher, comme pour me remettre en confiance.
Tu me relevas, je sentis mes jambes, le sol se dérober sous moi, j’aurais pu tomber à tout moment, mais tu aurais été là pour me rattraper.
Tu fus malheureusement là toute cette nuit…
J’étais frêle, je ne pouvais pas marcher, tu ne m’avais encore rien fait, mais tu avais abusé de moi, tu m’avais trahie…
Tu me pris dans tes bras, et nous traversâmes ensemble ce long couloir noir, qui me mena dans ma cellule, où tu allais me condamner, me briser, m’anéantir.
Tu me posas sur le lit, j’eus, pour la dernière fois, la force de me reculer, de t’échapper, pendant une fraction de secondes. Mais tu me rattrapas vite, et me ramenas dans ce supplice qui allait durer toute la nuit.
Mes yeux me brûlaient, je te regardais, te suppliant du regard de me laisser. Rien ni fît, tu étais au-dessus de moi. Une main sur ma bouche, l’autre essayant de déboutonner mon pantalon. Toi tu avais déjà retiré ta chemise, laissant apparaître ton torse.
Quand tu réussis enfin à me hotter mon jean, tu te levas pour faire de même avec le tien. Nous nous retrouvions tous les deux à moitié nue.
Pour faire durer le plaisir, aussi longtemps que possible, tu commenças ta tache en me caressant. Je grelottais, toi tu avais les mains chaudes. Tes lèvres me faisaient frissonner. Tu visitas la moindre parcelle de mon corps. Je ne t’étais plus inconnue, après plusieurs longues minutes qui m’avaient parues une éternité. Tu continuas à me dévêtir, jusqu’à être nue.
Tu me contemplas, tu jubilais. La jeune fille que tu avais réussie à séduire, six mois auparavant, était enfin à toi. Et tu pouvais en faire ce que tu voulais ! Tu m’avais réduit à l’image d’un jouet, d’un objet.
J’aurais été prête à mourir, pour ne plus subir ce que tu allais me faire endurer.
Après quelques minutes, tu voulus retirer la dernière chose qui me protégeait encore de toi. Ce qui me préservait. Tu n’hésitas pas à le faire, et dès lors, plus rien ne me séparait de toi.
Tu étais fier,
Fier de toi
Fier de ce que tu faisais.
Tes yeux pétillaient, rien qui d’imaginer ce que tu aurais pu faire.
Pour la énième fois je t’implorais. Mais je voyais bien que cela ne ferait que retarder l’acte final, qui allait te procurer un bonheur inépuisable.
J’étais étendue sur le lit, les membres tendus. Je n’avais pas la force de te repousser, ni même de parler. J’avais peur de ce jeune homme, que j’avais aimé à la folie. Où était-il ?
A ce moment là, aussi étrange que cela puisse paraître, je me détestais, mais toi je ne te haïssais pas. Pourquoi l’aurais-je fais ? Tu voulais juste prendre une chose qui t’appartenais de droit, et que je n’avais su te donner…
Des sentiments plus forts. La fusion de nos deux corps.
Enfaîte au font de moi, je le sentais, je t’aimais encore. Une petite flemme brûlait toujours, m’empêchant de te repousser. Mais pour combien de temps ? Elle serait bientôt consumer !
Mes sentiments s’entremêlaient, je ne savais que faire, et décida de m’abandonner à toi ! Et de ne pas te résister. Quand tu eus compris, que plus rien ne pouvait te retenir ou même te faire renoncer, tu continuas…
Tu t’allongeais sur moi, m’embrassais. Tu t’étonnas d’abord que je ne réagisse pas, que je ne me débatte pas. Mais cela t’arrangeait bien, tu pus perpétuer ton travail sans que personne ne te retienne. Nos corps fusionnaient, tu étais en moi, je voulus crier, hurler, mais une partie de moi me l’interdit. Je souffris en silence pour que toi, tu jouisses en toute impunité.
Les secondes passèrent, les minutes, les heures…
J’étais toujours muette, mais même si j’avais voulu parler, je n’aurai pu. J’étais épuisée, essoufflée, incapable de me déplacer. Tu me portas donc jusqu’à la salle de bain, et me plongea dans un bain chaud. Tu en profitas une fois de plus pour abuser de moi.
Tu m’enveloppas dans un drap, et me repris dans tes bras, me serrant et me réchauffant…
Tu me glissas dans les couvertures, et me bordas tendrement, m’embrassas sur le front. Tu te retiras et j’étais à présent plongée dans l’obscurité la plus totale.
Je doutais, de nombreuses choses se heurtaient dans ma tête. Mais tu m’avais tellement épuisé que je n’eus aucun mal à m’endormir.
Les rayons du soleil me tirèrent de mon sommeil. J’ouvris les yeux, et me retrouva face à face avec toi, à quelques centimètres de ton visage. Je tressaillis, mais je ne me déroba pas, et je décidais de t’affronter. Tu me regardais avec un air attendri et bien-veillant. Tu commenças à approcher ta main de mon visage, une mèche tombait sur mes yeux, tu l’as passa derrière mon oreille et tu continuas à me contempler. A me regarder comme si rien ne s’était passé, comme au premier jour. A quoi pouvais-tu bien penser à ce moment précis ?
Je n’attendis pas que tu parles. Mon visage était serein, et je te dis d’une voie légère et détachée :
« je t’aurais offert ma virginité, si seulement tu me l’avais demandé… »
Je me leva furtivement et ajouta
« mais tu me l’as retiré sans aucune impunité »
Cette phrase, je la prononça sans même te regarder, j’avais déjà passé le seuil de la porte et alla m’enfermer dans la salle de bain.
Je m’adossa à la porte, et me laissa tomber, comme lors du crime que tu avais commis. Je repensais à la nuit que j’avais passé avec toi. Puis, je me leva brusquement et fit couler l’eau.
J’étais à présent immergée dans mon bain. J’avais honte de moi. Je pris le gant et frotta. Pour faire disparaître ces souvenirs, cette nuit, ce crime, TE faire disparaître !
En vain, je ne réussis qu’à me faire plus mal. J’avais la peau rouge, irrité, enflammé.
Mais cette douleur, je me l’étais infligée seule, je n’eus nul besoin de toi cette fois-ci !


